Pendant les vacances, je protège l'environnement

09/07/2019

À mesure que la préoccupation pour l’environnement progresse chez les Français, le concept de vacances responsables se popularise. Selon une enquête menée par Ipsos*, 16 % des Français considèrent que l’empreinte écologique de leurs vacances joue un rôle essentiel dans le choix de leur destination. Et pour ceux qui partent loin, il est aussi possible de compenser l’émission de CO2 produite par un voyage en avion.

Pendant les vacances, je protège l'environnement

Vers un tourisme durable et responsable

Plusieurs programmes européens visent à développer le tourisme durable et responsable en Méditerranée et en particulier sur la Côte d’Azur. L’écotourisme, proposé par de plus en plus de voyagistes, et promu par la fondation internationale Ecotourism, permet de découvrir une région et ses habitants, tout en préservant sa biodiversité et ses ressources naturelles. Ainsi, un parcours d’agrotourisme autour des vins de Provence permet de découvrir les autres ressources de la région, comme le miel ou les figues. D’ailleurs, l’accueil paysan ou les fermes pédagogiques se développent dans l’arrière-pays (dans le Var et les Alpes maritimes), afin d’accueillir des touristes curieux d’authenticité.

L’océan, un écosystème à préserver d’urgence

Même les croisiéristes s’intéressent à la démarche… Une façon de compenser les dommages que leurs navires, fortement consommateurs de fuel et émetteurs de CO2, font subir à l’environnement. Car l’écosystème méditerranéen concentre 50 % du tourisme mondial ! Selon les ONG comme Eco Union ou Planète Mer, le tourisme de masse et sa cohorte de plastiques, de filtres solaires et de déchets menace le littoral méditerranéen, la biodiversité et l’équilibre de sa faune et de sa flore. Une menace dont les Provençaux sont de plus en plus conscients, puisqu’ils participent régulièrement à des opérations de ramassage de déchets en mer. La marque Sauvage Med a ainsi organisé un Grand Défi avec 20 équipes de nageurs et kayakistes au large de Marseille en collaboration avec les associations locales de protection de l’environnement.10 millions de tonnes de déchets sont rejetées chaque année dans la mer, dont 80 % sont en plastique.

Parce que l’océan est précieux, la CASDEN s’associe à l’ONG Surfrider pour des actions de sensibilisation et de nettoyage des plages, afin d’engager des démarches « zéro déchet » y compris sur le littoral. La Surfrider Foundation Europe est devenue une ONG de référence dans le combat pour la protection de l’océan et de ses usagers. Créée en 1990 par un groupe de surfeurs, elle sensibilise le grand public et les scolaires et incite ses bénévoles à organiser des opérations de collecte des déchets sur les plages.

Réduire l’empreinte carbone de son voyage en avion 

Si vous partez loin cet été et que vous êtes contraint de voyager en avion, pourquoi ne pas réduire le bilan carbone de vos vacances en compensant les émissions de CO2 de votre voyage ? Le secteur aéronautique est en effet responsable de 2 % des émissions mondiales de CO2. Selon l’Ademe, un aller-retour Paris-New York en avion émet 1 tonne de CO2 par passager, soit autant que la consommation annuelle de chauffage d’un particulier. Un bilan qui donne envie de trouver des destinations alternatives plus près de chez soi… 

Conscients de cet enjeu, certains voyagistes ont adhéré à la charte éthique du voyageur, élaborée par l’association Agir pour un tourisme responsable. Par exemple, l’un des acteurs majeurs de la profession garantit l’absorption de 100 % des émissions carbone des voyages de ses clients et participe à des projets de reforestation à travers le monde, notamment au Sénégal et au Pérou. La plantation de 1 300 milliards d’arbres permettrait en effet d’absorber l’équivalent de dix ans d’émissions de CO2. Une solution qu’ont déjà adoptée des pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, dont la situation génère de nombreux voyages aériens.

 

* source enquête IPSOS