5 conseils pour bien s’informer

04/05/2020

Comment faire pour ne pas céder aux « fake news », alors que les informations, parfois contradictoires, nous assaillent au sujet du COVID 19 ? Nos cinq conseils pour rester serein en temps de crise sanitaire et faire le tri entre vraies et fausses infos.

5 conseils pour bien s’informer

73 % des Français estiment avoir déjà été confrontés à des fausses informations. Comment faire pour les repérer et éviter de participer à leur diffusion ? 

1 – Donnez la priorité aux sources officielles

Vous ne savez plus qui croire ? Fiez-vous d’abord aux sources dites « officielles », c’est-à-dire émanant d’un ministère, d’une institution, d’un organisme public, ou d’une entreprise faisant référence dans son secteur d’activité. Les sites de la présidence de la République et du gouvernement mettent régulièrement à jour toutes les informations officielles que vous devez connaître. En matière sanitaire, les sites de l’Assurance maladie, de la Haute autorité de santé ou de l’Anses sont des références incontestables. Pour vous aider, repérez le label « Sources de confiance » mis en place par l’association Villes Internet et installez l’extension permettant de le repérer sur votre navigateur Internet.

Je n’ai pas le temps de consulter tous les sites ! Pas de panique, le site Service Public réunit en un seul lieu toutes les décisions et informations officielles, avec la date de leur mise en application. C’est aussi valable pour les professionnels et les associations. Si vous souhaitez retrouver la trace d’une décision ou d’un texte de loi, consultez le site Vie publique, qui donnera le contexte dans lequel ce texte a été voté, ou consultez-le directement sur Légifrance. Il vaut mieux s’abstenir si vous n’avez pas l’âme d’un juriste, car cette consultation peut être un peu ardue…

 

2 – Consultez des médias indépendants et fiables

Les médias sont conçus par des journalistes professionnels, qui s’engagent à travailler dans le respect de la déontologie et de l’indépendance éditoriale, qu’il s’agisse de journaux, de magazines, de chaînes de télévision ou de radio. Depuis 30 ans, la radio reste la source d’information la plus crédible aux yeux de la moitié des Français. Viennent ensuite la presse écrite, avec 46 % et la télévision, avec 40 %.

Privilégiez les médias qui fournissent des informations justes et vérifiées, étayées par des témoignages ou des interviews de différents experts. Diversifiez les points de vue et forgez votre opinion personnelle en consultant différents médias. Soutenez-les en achetant de temps en temps des journaux et des magazines en kiosque, ou en vous abonnant. Aux États-Unis, la plupart des journaux locaux ont disparu, faute de lecteurs, ce qui pénalise fortement les communautés et la vie locale. Résultat, la moitié des Américains déclarent ne s’informer que par Facebook et Twitter.

Quelles solutions aux fake news ?

La solution, c’est l’éducation ! L’éducation des jeunes et des moins jeunes à un usage responsable des médias est un préalable à la lutte contre les « fake news ». Dans les écoles, collèges et lycées, l’éducation aux médias et à l’information (EMI) permet aux élèves de décoder les journaux et les médias, de mieux comprendre la fabrication de l’information et de déjouer les pièces des fausses nouvelles.

3 – Le fact checking, vous connaissez ?

Fondez-vous sur les faits. Pour qu’une information soit à la fois fiable, exacte et vérifiable, elle doit être fondée sur des faits. De plus en plus de rédactions ont mis en place des cellules de vérification de faits, ou « fact checking » qui passent au crible l’exactitude et la véracité des informations avancées par des personnalités politiques, des institutions ou des experts. Certains journalistes se sont aussi spécialisés dans l’examen des comptes d’entreprises, la vérification des résultats annuels ou des chiffres étudiés chaque année par la Cour des comptes.

Trouvez la source la plus fiable. Pour les chiffres, fiez-vous d’abord à l’Insee, l’institut national de statistiques qui collecte et consolide tous les chiffres concernant la France et les Français. D’autres organismes, comme les agences sanitaires françaises et internationales, les organisations mondiales comme l’OMS ou les Nations unies, mais aussi les organisations non gouvernementales publient aussi régulièrement des chiffres clés.

 

4 – Ne partagez pas de fausses informations sur les réseaux sociaux

Faites comme les journalistes ! Vérifiez et croisez plusieurs sources avant de croire une information et de la diffuser. En « likant » ou en cliquant trop rapidement sur un tweet ou un post qui n’est pas fiable, vous risquez de diffuser une fausse information. C’est la « fake news »… Si tout le monde fait comme vous, cette information erronée risque de se diffuser comme une trainée de poudre.

Gardez votre esprit critique au moment de partager une information. La source est-elle fiable ? L’émetteur défend-il un intérêt particulier ou l’intérêt général ? La diffusion de cette information aura-t-elle une conséquence négative pour quelqu’un ? Est-elle susceptible de m’influencer ? Même si elle peut faire l’objet d’un démenti, la diffusion d’une fausse information peut générer d’importants dégâts.

 

5 – Qu’est-ce que je risque si je diffuse une fausse information ?

Des sanctions contre les « fake news ». La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 punit la propagation de fausses nouvelles lorsqu’elles sont susceptibles de troubler « la paix publique ». L’atteinte à l’intimité de la vie privée et la diffamation sont sanctionnées par la justice, en vertu du code pénal ou d’autres textes de loi spécifiques. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 45 000 euros d’amende et un an de prison.

Une loi pour lutter contre la manipulation de l’information. En décembre 2018, une nouvelle loi sur la manipulation de l’information et un référé du Conseil constitutionnel ont défini plus précisément les conditions dans lesquelles la diffusion d’une fausse information, notamment en période électorale, devait être sanctionnée : elle doit être artificielle ou automatisée, massive et délibérée. Sur les réseaux sociaux, fuyez donc les publications sponsorisées…