Le haut débit : vers une généralisation à tout le territoire

01/06/2018

15 % des Français n’ont pas accès à un débit d’au moins 8 mégas par seconde. Une enveloppe de 100 millions d’euros a été annoncée lors de la conférence nationale des territoires pour permettre enfin à tous les Français d’accéder au haut débit.

Le haut débit : vers une généralisation à tout le territoire

Déployer le haut débit dans les zones rurales 

La transformation numérique de la France ne pourra avoir lieu que si les infrastructures de réseaux mobile et internet desservent l’ensemble du territoire. Pour accélérer la couverture numérique du territoire, il faut garantir l’accès de tous les citoyens à un débit supérieur à 8 mégas par seconde, généraliser une couverture mobile de qualité dès 2020 et doter l’ensemble des territoires de réseaux très haut débit d’ici 2022.

Le très haut débit correspond à un accès à Internet d’au moins 30 mégabits par seconde et à des échanges de données sans limites. En janvier 2018, un accord a été signé dans cet objectif, entre le gouvernement, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et les opérateurs mobiles. Il prévoit, entre autres, d’améliorer la qualité de réception, en particulier dans les zones rurales. Depuis 2016, l’Arcep observe un accroissement continu des débits, passé de 3 mégas par seconde en 2012 à une moyenne de 23 mégas par seconde en 2017. Cette progression des performances est le reflet des déploiements 4G des opérateurs, y compris en zone rurale.

Une couverture 4G rapide et généralisée pour tous d’ici 2020 

Si, actuellement, 82 à 92 % de la population a accès à un réseau 4G, en fonction de son opérateur téléphonique, cette couverture ne concerne cependant que 48 à 65 % du territoire. La généralisation de la réception en 4G implique d’apporter ce niveau de réception à plus d’un million de Français sur 10 000 communes. Tous les sites mobiles seront ainsi équipés d’ici 2020, de même que les principaux axes de transport routiers et ferroviaires. Le gouvernement souhaite associer particulièrement les collectivités territoriales, dont le rôle est crucial pour identifier les besoins de couverture et faciliter le déploiement des nouvelles infrastructures fixes et mobiles. L’Arcep publie sur le site Mon réseau mobile des cartes de couverture en open data, accessibles gratuitement à tous les internautes. Ces cartes, mises à jour en septembre 2017, affichent l’emplacement des différents émetteurs ainsi que les niveaux de couvertures voix, SMS et Internet mobile pour chaque opérateur mobile. 

De nouvelles solutions techniques à l’étude

Pour apporter le très haut débit à tous, la France s’appuie également sur le déploiement des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné. Cette technologie performante, avec des débits très élevés supérieurs à 100 mégabits par seconde, offre une grande pérennité. La carte des déploiements fibre (FttH) est également disponible en open data sur le site de l’Arcep. Elle permet de visualiser la couverture des communes proposant la fibre optique.

Dans les zones difficiles d’accès pour les réseaux terrestres, comme le câble ou la fibre optique, la réception d’une liaison Internet par satellite est envisagée. Elle ne permet cependant d’atteindre qu’un débit moyen de 20 mégabits par seconde, mais ces performances sont susceptibles de croître dans les années qui viennent. Enfin, dès lors qu’un territoire est équipé en 4G pour la voix et le SMS, il est possible d’y proposer l’accès à Internet grâce à des box 4G fonctionnant avec le relais des antennes mobiles. Une solution d’avenir pour les zones à faible densité de population. Le choix entre ces différentes solutions pourra être facilité dès 2019 par l’octroi d’un chèque numérique aux ménages les plus éloignées des réseaux de télécommunication, afin qu’ils puissent s’équiper de la bonne technologie.