Les bons gestes pour continuer à préserver l’environnement

08/07/2020

On a observé pendant la période de confinement des impacts positifs sur l'environnement. Comment faire pour conserver les bons gestes pour préserver la planète ? Mobilités, ressources, alimentation, changeons nos habitudes !

Les bons gestes pour continuer à préserver l’environnement

Mobilité : et si l’urbanisme tactique durait ?

La crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur aux nouvelles mobilités, désormais plébiscitées par les Français, qui souhaitent conserver leurs bonnes habitudes. 24 % d’entre eux veulent marcher davantage et 13 % circuler davantage à vélo selon l’Ademe, l’Agence de transition écologique.

- L’urbanisme tactique permet aux villes de s’adapter à ces nouvelles mobilités. Les plus grandes ont mis à profit la période de déconfinement pour créer de nouvelles pistes cyclables et élargir temporairement les trottoirs afin que les piétons puissent se croiser plus à leur aise. Certaines envisagent de pérenniser ces aménagement pour diminuer le recours à la voiture individuelle et désengorger les transports en commun. La prochaine étape ? Atteindre 9 % des déplacements en vélo en France en 2024, contre 3 % aujourd’hui, grâce aux différentes mesures du Plan Vélo mis en place en décembre 2018.

- Le passage du véhicule thermique au véhicule électrique est aussi l’un des objectifs du gouvernement, qui vient d’opter pour un dispositif d’aide à l’achat de véhicules électriques. En ligne de mire, un million de voitures électriques en 2022, soit trois fois plus que le parc actuel.

- Une nouvelle façon de voyager se profile aussi à brève échéance, avec le report vers le train des vols intérieurs, dès lors que le trajet peut être effectué en moins de 2h30, et un recours plus raisonné à l’avion longue distance. Voyager moins souvent, mais plus longtemps devient le nouveau modèle de sobriété touristique auquel chacun aspire désormais. Une façon de profiter de sa destination et des habitants que l’on y rencontre.

Ressources : vive l’économie circulaire !

L’eau, l’électricité, l’air, les matériaux deviennent des ressources précieuses, qu’il faut plus que jamais économiser.

Alors que nous étions tous confinés, nous avons vu nos factures d’électricité grimper, en raison de l’utilisation intensive des appareils électroménagers, de l’ordinateur familial ou du téléviseur. Chaque foyer compte en moyenne 100 appareils électriques ou électroniques et notre consommation d’électricité a augmenté de 40 % depuis 1990. Alors, pourquoi ne pas continuer à faire attention ? Éteindre les veilles dès que possible (10 % d’électricité consommée en moins), baisser le chauffage de 1° (7 % d’énergie consommée en moins) et privilégier le mode éco pour tous ses appareils.

L’eau potable aussi a subi un pic de consommation pendant le confinement chez les particuliers : cuisine à la maison, vaisselle deux fois par jour, hygiène corporelle… Nous avons vu à quel point l’eau était précieuse. Sur les 143 litres d’eau potable consommés chaque jour par Français, seuls 7 % servent pour la boisson et la préparation des repas selon les derniers chiffres de l’Ademe.

Il faudrait 2,9 planètes si tout le monde vivait comme les Français, alors que le monde comptera 2,5 milliards d’habitants supplémentaires d’ici 2050. Si on ne change rien à nos habitudes, les ressources naturelles vont s’épuiser pour produire toujours plus d’objets inutiles qu’il faudra jeter ou recycler. C’est aussi le constat des membres de la Convention citoyenne pour le climat, qui formulent cinq propositions pour mieux consommer.

L’économie circulaire permet de faire plus de choses avec moins de ressources, en agissant sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit. En consommant moins ou plus longtemps, en mutualisant ou en réparant vos objets et, bien sûr, en triant vos déchets, vous contribuez à ce cercle vertueux.

 

 Alimentation : les circuits courts plébiscités 

Le soutien aux producteurs locaux et l’achat des produits frais chez les épiciers ou les primeurs de proximité ont constitué une véritable révolution pendant la crise sanitaire chez beaucoup de Français. Il s’agit aujourd’hui de conserver ces habitudes, bonnes aussi pour la planète.

L’alimentation représente entre 20 et 50 % de notre empreinte environnementale et environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre. En changeant nos habitudes alimentaires (moins de viande, de produits ultra-transformés et de boissons sucrées) et en augmentant la part de céréales, de légumes secs et de fruits et légumes de saison, nos repas deviennent meilleurs pour la santé et l’environnement.

Vérifiez l’étiquette ! Acheter des produits du terroir, cultivés dans votre région et portant un label de qualité, permet de réduire les transports et de soutenir l’économie et les productions locales. Le saviez-vous ? 10 % des emplois en France sont liés à l’alimentation.

- Manger mieux et local ne coûte pas forcément plus cher, selon l’Ademe, car on diminue la quantité de produits chers (la viande, le poisson, les fruits et légumes hors saison) pour augmenter la part de produits écologiques et bon marché (fruits et légumes de saison, céréales, légumineuses).