Crise sanitaire : la Fonction publique mobilisée

14/12/2020

La crise du Covid 19 est un véritable défi pour la Fonction publique, à nouveau très mobilisée pendant cette deuxième vague. Les hommes et les femmes des Fonctions publiques Hospitalière, d’Etat et Territoriale s’engagent au quotidien pour permettre à la France de continuer à fonctionner.

Crise sanitaire : la Fonction publique mobilisée

Des renforts pour l’hôpital  

Alors qu’ils ont été fortement sollicités pendant la première vague, les personnels de santé ont à nouveau besoin de renfort. Les Agences régionales de santé et les établissements de santé peuvent s’appuyer sur plusieurs dispositifs de mobilisation des professionnels de santé dans le cadre de cette deuxième vague de contaminations à travers la plateforme Renfort RH :

- mobilisation et réaffectation des personnels déjà en poste au sein des hôpitaux ;

- volontariat des professionnels de santé dans un territoire via les ARS ou en emploi direct ;

- réserve sanitaire constituée de professionnels hospitaliers, d’agents hospitaliers non soignants ou d’autres professionnels de santé, rémunérés sur une base journalière pour leur mission ;

- réquisition, qui permet d’assurer la responsabilité des professionnels et leur indemnisation.

Les étudiants en santé sont amenés aussi à participer aux soins des patients et à la gestion de la crise sanitaire pour renforcer les équipes médicales et soignantes. Ils sont soit réaffectés en établissement, soit sollicités pour vacation d’agent hospitalier, d’aide-soignant ou d’infirmier. Ils peuvent aussi être réquisitionnés, pour ceux dont les études sont presque achevées.

Des forces de l’ordre mieux équipées

Près de 100 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour contrôler la circulation et la validité des attestations de sortie des Français pour ce deuxième confinement. Seuls les hôtels de police et les commissariats centraux sont demeurés ouverts, ce qui permet de libérer des effectifs.

En revanche, les forces de l’ordre disposent cette fois ci de masques et de matériel de protection en quantité suffisante pour effectuer leurs missions.

Une prime pour les fonctionnaires 

Une prime exceptionnelle de 330 à 1000 euros a été versée aux fonctionnaires particulièrement mobilisés lors de la première vague, soit environ un fonctionnaire de la Fonction publique sur cinq, soit 400 000 personnes. Il s’agit des policiers, militaires, magistrats… qui ont dû faire face à un surcroît d’activité pendant la première crise sanitaire. Elle est délivrée par le chef de service.

Dans la Fonction Publique Territoriale, c’est le responsable de chaque collectivité qui a défini le montant et les modalités de la prime, celle-ci étant plafonnée à 1000 euros. Enfin, les soignants exerçant dans des établissements et services médico-sociaux ont également bénéficié d’une prime exceptionnelle allant de 500 à 1500 euros.

Des enseignants qui se dédoublent

Au retour des vacances de la Toussaint, un protocole sanitaire renforcé a été mis en place dans les écoles, collèges et lycées afin d’assurer la protection des équipes éducatives et des élèves. Si le principe est que l’ensemble des élèves continuent à être accueilli, le maximum de précautions doit être pris pour respecter les gestes barrières, éviter le brassage des élèves et aérer les locaux.

Les élèves sont contraints de porter un masque dès 6 ans, c’est-à-dire dès le CP, tandis que les modalités de demi-pension et de restauration scolaire sont fortement adaptées afin de réduire le risque de contamination.

Personnels de direction, agents et enseignants ont fait le maximum pour adapter le protocole aux spécificités de leurs établissements et du territoire local. Les enseignants de lycée voient leurs classes dédoublées, avec un enseignement en présentiel par demi-groupe, selon des modalités très variables selon les établissements.

Une Fonction Publique Territoriale en première ligne

Éboueurs, bibliothécaires, ATSEM, agents d’accueil en Mairie, tous les fonctionnaires territoriaux sont à nouveau pleinement mobilisés pour continuer à effectuer leurs missions et accueillir du public dans des conditions particulières, dues à la crise sanitaire. Mise en place de mesures barrières, désinfection des locaux, limitation des jauges, accueil sur rendez-vous, de nombreuses procédures ont été mises en place par les agents des collectivités. A la différence du premier confinement, l’accueil du public a pu être maintenu et davantage de missions conservées.

Une enquête IFOP réalisée du 7 au 15 mai 2020, auprès de 902 agents de la Fonction Publique Territoriale révèle que 38 % des sondés ont vécu difficilement ou très difficilement la période du premier confinement sur le plan financier, certains ayant constaté une perte de revenus. Les conditions de travail étaient dégradées pour 36 % des agents. Plus de 90 % des fonctionnaires territoriaux se disaient cependant toujours déterminés à assurer la continuité du service public.