Un congé pour soulager les proches aidants

16/11/2020

Entre 8 et 11 millions de Français soutiennent un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap, selon la ministre chargée de l’Autonomie. Pour leur permettre de compenser la perte de revenus temporaires en cas d’aide à un proche, le Gouvernement vient de mettre en place un congé proche aidant, réclamé de longue date. Comment en bénéficier si, vous aussi, aidez un proche régulièrement ?

Un congé pour soulager les proches aidants

Qui sont les aidants ?

Les aidants sont à 57 % des femmes, âgées de 55 à 64 ans, selon le rapport HCFEA Femmes seniors publié par le Laboratoire de l’égalité. On les qualifie d’aidant non professionnel, pour les distinguer des aides à domicile ou aidants familiaux rémunérés à plein temps ou à temps partiel.

Aider un proche âgé, mais aussi s’occuper d’un enfant handicapé ou d’un conjoint malade, c’est prendre du temps sur son activité professionnelle, ses loisirs ou sa vie sociale.

Cette contrainte peut aussi avoir un impact sur la santé physique et mentale de l’aidant, d’où l’importance de lui proposer des solutions de répit pour souffler régulièrement.

Les aidants, des salariés pas comme les autres

20 % des salariés, soit plus de 5 millions de Français, sont impactés par la perte d’autonomie d’un proche et doivent l’assister au quotidien. Parent ou conjoint dépendant, enfant en situation de handicap, la situation est souvent difficile à gérer et plus de 70 % des aidants se déclarent inquiets de l’impact de leur situation sur leur travail, selon le baromètre Aider et travailler 2020 d’Interfacia. En effet, 8 aidants salariés sur 10 sont impactés par cette charge dans leur travail au quotidien.

Un nouveau dispositif pour  les aidants salariés ?

Le Gouvernement a déployé, en octobre 2020, un congé de proche aidant. Ce dispositif permet de demander auprès de son employeur un congé indemnisé pendant trois mois, fractionnable par demi-journée et renouvelé jusqu’à un an, sur l’ensemble de la carrière du salarié.

Ce congé rémunéré permet au salarié de soutenir un proche qui présente un handicap ou une perte d’autonomie d’une gravité particulière. Salariés du secteur privé, agents du secteur public, indépendants et demandeurs d’emplois inscrits peuvent bénéficier de cette aide.

Dans le cadre du congé de proche aidant, le salarié peut prétendre à l’allocation journalière du proche aidant (AJPA). Son montant est fixé à 52,08 € pour un aidant qui vit seul et à 43,83 € pour un aidant qui vit en couple. Il est possible de demander jusqu’à 22 AJPA par mois, pendant trois mois au maximum.

L’allocation est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA). Elle permet de compenser en partie la perte de revenus de l’aidant qui décide de ne pas travailler ou de ne travailler qu’à mi-temps pour s’occuper d’un proche. Elle est versée sans conditions de ressources, ouvre des droits à la retraite, mais est imposable et soumise à la CSG et la CRDS.

Quelle  est mon indemnisation si je dois m’arrêter pour m’occuper d’un proche ? 

Dans le cadre du congé de proche aidant, le salarié peut prétendre à l’allocation journalière du proche aidant (AJPA). Son montant est fixé à 52,08 € pour un aidant qui vit seul et à 43,83 € pour un aidant qui vit en couple. Il est possible de demander jusqu’à 22 AJPA par mois, pendant trois mois au maximum.

L’allocation est versée par les caisses d’allocations familiales (CAF) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA). Elle permet de compenser en partie la perte de revenus de l’aidant qui décide de ne pas travailler ou de ne travailler qu’à mi-temps pour s’occuper d’un proche. Elle est versée sans conditions de ressources, ouvre des droits à la retraite, mais est imposable et soumise à la CSG et la CRDS.

Où trouver de l’aide et souffler un peu ?

Dans le cadre de la stratégie de mobilisation « Agir pour les aidants » destinée à répondre à leurs besoins quotidiens, le secrétariat d’État au handicap a mis en place un numéro unique national, le 0 800 360 360. Ce service permet répondre le plus rapidement possible aux demandes urgentes de répit de la part des aidants.

De plus, des solutions de répit ont été déployées dans 63 départements via les communautés 360.

Enfin, des dispositifs d’écoute et de soutien psychologiques dédiés, des outils de formation et d’orientation ainsi que des réseaux d’entraide entre proches aidants ont été mis en place par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.