Bio, circuits courts, durable… comment s'y retrouver ?

12/05/2022

Bio, circuits courts, durable… Comment ne pas tout mélanger et éviter le greenwashing ?

Bio, circuits courts, durable… comment s'y retrouver ?

28 % des émissions de GES viennent de l’alimentation 

L'alimentation est le premier secteur responsable du changement climatique. Au niveau mondial, elle représente 28 % des émissions de gaz à effet de serre, selon l’Institute for climate economics. Selon l’OCDE, elle est également à l’origine de 70 % de la consommation en eau potable et de la majorité des déchets d'emballages. Il est donc important de la choisir avec attention pour minimiser son impact environnemental.

 

Choisir des fruits et légumes de saison 

1 kilo de fraises consommées en hiver consomme 40 % de gaz à effet de serre de plus que la même quantité consommée en saison. Serres chauffées toute l’année, coût du transport longue distance, pesticides et conservateurs… votre barquette de fraises de février coûte très cher ! Idem pour les tomates, qui génèrent quatre fois plus de CO2 si elles sont consommées en hiver qu’en pleine saison…

Un fruit ou un légume de saison coûte moins cher, a plus de goût car il est cueilli à maturité, pousse plus vite et de façon plus naturelle qu’un fruit cultivé hors saison.
Comment ne pas se tromper ?
Téléchargez le calendrier des fruits et légumes de saison conçu par l’Ademe et demandez conseil à votre marchand de fruits et légumes. Fréquentez les étals des maraîchers locaux sur les marchés, tout ce qu’ils vendent ou presque, vient de la région et est de saison.

 

Des labels pour ne pas se tromper 

Le label Agriculture biologique signale des produits agricoles cultivés sans produits chimiques de synthèse et d’OGM. Pour bénéficier de ce label, en France comme en Europe, les producteurs et exploitants agricoles doivent répondre à un cahier des charges très strict.

Les filières agricoles bio ne cessent de se développer en France, selon les chiffres de l’Agence bio. Ainsi, 53 255 fermes étaient engagées en bio fin 2020, soit 12 % des fermes et 18 % de l’emploi agricole. Ce qui correspond à plus de 2,5 millions d’hectares cultivés en bio soit 9,5 % de la surface agricole française.

Côté consommation, plus de 6,5 % de la consommation alimentaire des ménages français est consacrée aux produits bio. En 2021, plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques, 15 % en consomment même tous les jours !

 

Des circuits courts ou de la vente directe 

De nouvelles tendances de consommation responsable sont apparues ces dernières années, comme les circuits courts. Le 19e Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques, réalisé par l’Institut CSA pour l’Agence Bio, révèle notamment un recul de l’achat bio en grande surface depuis deux années consécutives (69 % en 2021 contre 74 % en 2020 et 77 % en 2019) au profit des marchés locaux (35 % en 2021 contre 26 % en 2020) et des achats effectués en vente directe (31 % en 2021 contre 25 % en 2020). Cette méthode de distribution est dite « de circuit court » car elle ne compte pas plus d’un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, selon la définition du ministère de l’Agriculture. 

Le site Frais et local, créé par le ministère de l’Agriculture, permet de géolocaliser tous les producteurs situés à moins de 80 km (le critère pour être qualifié de local) de chez soi. Des épiceries paysannes et magasins de producteurs mutualisent également sous une seule enseigne la production des agriculteurs et producteurs d’une même zone géographique. Ainsi, la chaîne Frais d’ici propose dans ses magasins de proximité plus de 70 % de produits régionaux.

 

Des applis pour vérifier le bilan écologique des produits 

Plus de 2 500 aliments sont aujourd’hui référencées dans ses applications de notation environnementale, comme Yuka ou MarmitonOpen Food Facts. Ces données d’impact, issues de la base de l’Ademe Agribalyse, sont aussi disponibles en open data. Elles permettent de calculer l’Eco-score, un indicateur représentant l'impact environnemental des produits alimentaires.

L’Eco-store classe les produits en 5 catégories (A, B, C, D, E), de l'impact le plus faible, à l'impact le plus élevé. C’est un outil simple, proposé par plusieurs acteurs du numérique. Leur ambition ? Réduire l'impact de l'alimentation sur la planète en guidant nos décisions au moment de faire les courses. Utilisez-les ! Ainsi, votre panier hebdomadaire grèvera un peu moins la survie de la planète…