COP 26 : quels enseignements ?

09/12/2021

La COP 26 s’est achevée le 12 novembre 2021 à Glasgow après 13 jours d’échanges et de tractations intenses entre les nations signataires de l’Accord de Paris pour le climat. Quels sont les engagements prises par celles-ci pour parvenir à contenir la hausse des températures du globe à 1,5°C ?

COP 26 : quels enseignements ?

La COP ou l’assemblée des nations pour le climat 

La COP 26 a réuni 196 États du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse, pour trouver une solution au réchauffement climatique qui menace l’équilibre de notre planète. Malgré la présence de 40 000 délégués et de très nombreux chefs d’État, l’absence de certains pays parmi les plus gros pollueurs de la planète, comme la Chine, la Russie ou le Brésil limite la portée des engagements pris lors de cette nouvelle COP.

L’accord final, publié après d’âpres négociations et de spectaculaires revirements, appelle les États membres à relever leurs engagements de réductions des émissions de CO2 plus rapidement que prévu dans l’Accord de Paris sur le climat. Il annonce un certain nombre de mesures qui s’appliqueront pour certaines dès 2022.

 

Des voitures neuves zéro émission d’ici 2040 

Le secteur de l’automobile est responsable à lui seul de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est pourquoi une trentaine de pays, un certain nombre de régions et une dizaine de constructeurs automobiles se sont engagés au cours de la COP 26 à faire en sorte que toutes les voitures neuves commercialisées soient zéro émission à horizon 2040.

Si le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suède ou Israël ont signé cet engagement, d’autres pays d’Europe, comme la France ou l’Allemagne attendent de connaître la décision de l’Union européenne d’intégrer ou non les véhicules hybrides dans cette catégorie.

 

La fin du financement des projets d’exploitation d’énergies fossiles 

Avant même le début de la COP 26, le 4 novembre, une vingtaine de pays s’était engagée à ne plus financer d’ici 2022 les projets d’exploitation d’énergies fossiles à l’étranger s’ils ne s’accompagnaient pas d’une technique de captation du carbone.

D’autres pays, comme l’Inde, s’ils assurent vouloir être neutres en carbone à l’horizon 2070, ont estimé irréaliste de sortir complètement des énergies fossiles, comme le charbon. Ils se sont cependant engagés à l’issue de la COP 26 à réduire drastiquement leurs émissions de CO2 d’ici 2030.

 

Limiter et supprimer la déforestation  

L’abattage à l’échelle industrielle des arbres est un fléau mondial qui menace les écosystèmes, la biodiversité et la capacité de la planète à absorber les émissions de CO2. Une centaine de pays, qui abritent plus de 85 % des forêts du globe, se sont engagés à mettre fin à la déforestation d’ici 2030.
Cette promesse va pouvoir être financée par un plan d’investissement public et privé qui se monte à 16,5 milliards d’euros.

 

Des États qui s’engagent à faire mieux et plus vite 

La COP 26 a permis d’enclencher une dynamique positive, malgré une dernière version du texte un peu édulcorée. 152 pays, qui représentent près de 90 % des émissions de CO2 dans le monde, ont remis des contributions dont les objectifs de mise en œuvre sont plus ambitieux. 82 pays ont inscrit dans leurs objectifs l’atteinte de la neutralité carbone, ce qui représente 13 pays supplémentaires par rapport à la COP précédente.

Enfin, les pays signataires ont formé une alliance pour réduire de 30 % les émissions de méthane, le deuxième gaz à effet de serre lié à l’activité humaine, d’ici 2030.

 

Pour en savoir plus : https://unfccc.int/fr