Féminisation de la haute Fonction publique, on progresse !

09/12/2021

Équilibrer les nominations entre les femmes et les hommes dans la haute Fonction publique, c’est possible ! Le bilan du dispositif « nominations équilibrées » dans la Fonction publique d’État pour 2020 marque de sérieuses avancées dans les administrations centrales. Elle rattrape ainsi son retard avec la Fonction publique hospitalière et territoriale, où l’on comptait 47 % de primo-nominées en 2019.

Féminisation de la haute Fonction publique, on progresse !

42 % des hauts fonctionnaires nommés en 2020 sont des femmes 

La part des femmes nommées pour la première fois aux emplois supérieurs des administrations centrales a atteint 42 % en 2020, selon le bilan du dispositif « nominations équilibrées » paru en août dernier. C’est une progression de 9 % depuis 2016, où seules 33 % des primo-nominations dans la haute Fonction publique échouaient à des femmes. La part des femmes qui occupent un emploi supérieur augmente dans presque tous les ministères, à l’exception de quatre d’entre eux, qui ont été l’objet d’une sanction financière en vertu de la loi. Dans les ministères, 33 % des primo-nominations sont confiées aux femmes, soit 2 % de plus qu’en 2019.

Ce bon résultat va au-delà des objectifs fixés par la loi Sauvadet, votée en 2012, qui oblige les employeurs publics à attribuer au moins 40 % des postes d’encadrement supérieur de la Fonction publique à chaque sexe. Cette obligation de nominations équilibrées concerne les trois versants de la Fonction publique : la Fonction publique d’État, la Fonction publique hospitalière et la Fonction publique territoriale. Elle s’applique aussi aux dirigeants et dirigeantes des établissements publics de l’État.

 

La nécessaire réduction des écarts de traitements entre femmes et hommes 

Outre la féminisation des postes de dirigeants dans les trois versants de la Fonction publique, la question centrale demeure la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Actuellement, cet écart est de 13 %, dont 3 % demeurent inexpliqués.

Si le secteur privé est soumis à la publication d’un index de l’égalité professionnelle femmes-hommes, la fonction publique n’est pas encore concernée par cette obligation, qui permet de mesurer la réalité des écarts de salaire. La prochaine mise en place d’un baromètre de l’égalité professionnelle dans la Fonction publique devrait contribuer à réduire cet écart.

 

Revaloriser les carrières féminines dans la Fonction publique 

Les métiers qui ont été en première ligne pendant la crise sanitaire sont fortement féminisés, comme le montre l’édition 2020 des chiffres clés « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». 83 % de femmes dans les métiers d’aide à la personne ou de la propreté, 67 % dans l’enseignement, 77,3 % dans les personnels médicaux et non médicaux à l’hôpital ou 87,4 % dans les Ehpad.

La revalorisation des filières féminisées a été annoncées par la ministre de la Fonction publique lors de la conférence sur les perspectives salariales en juillet 2021. Le ministère prévoit notamment de revaloriser les filières les moins bien rémunérées, comme celle des aides-soignantes. Ce métier est exercé à 79 % par des femmes. Le Ségur de la santé a prévu que leur rémunération soit augmentée de 10 %. Les enseignants en début de carrière, dont 70 % sont des femmes, les travailleurs sociaux et les agents administratifs vont également faire l’objet de revalorisations salariales.